| Eveiller l’aurore – résonance artistique | |||
Yolaine FracarosYolaine, 19 ans, a toujours aimé « gribouiller » au crayon dans les marges de ses cahiers, sur de petits formats, des croquis, paysages, personnages. De petits moments de détente dans sa vie de collégienne puis de jeune lycéenne... mais un goût affirmé pour la création artistique.A 16 ans, une visite à l'Ecole municipale d'arts plastiques à Cornebarrieu, dans l'agglomération toulousaine, lui donne le goût d'aller plus loin dans l'expression. A cette occasion, elle rencontre Alain Eltzner, l'enseignant chargé de l'exposition des œuvres de ses élèves, il devient son professeur lui permettant de mettre en œuvre progressivement son talent. Elle nous parle de lui. « Par sa façon d'être avec moi, comme avec ses autres élèves, Alain m'a permis de me révéler à moi-même. Avec lui, pas de cours, visant l'uniformité, ou la technique parfaite qui m'auraient conduite à un dessin académique et m'auraient ennuyée. Au contraire, il m'a donné confiance en moi en m'écoutant, en respectant mes goûts, me laissant une grande liberté d'expression soutenue par des conseils techniques ajustés et clairs. Progressivement, je me suis dit "Moi aussi je peux le faire". Son regard extérieur et positif sur mes dessins, m'a tirée vers le haut, sensibilisée à la beauté, permis de découvrir mes points faibles et mes points forts. Les formats de mes "œuvres" se sont agrandis progressivement, jusqu'au double A3, le crayon est dépassé, j'y ai ajouté la peinture, l'encre de chine, le pastel, les pigments, la feuille d'or... Maintenant je joue davantage sur mon imaginaire, je laisse ma sensibilité s'exprimer... j'ose... puisque la technique est derrière et la confiance est là. Je me libère, je me "lâche" ». Surprenant ses proches, elle s'est présentée à l'option « Arts plastiques » au baccalauréat et obtenu la note maximum. Pour elle et sa famille, cela a été le sésame pour oser le risque d'un choix d'études artistiques. Avec le recul d'une année, elle ne regrette pas son choix. C'est avec joie, aujourd'hui, qu'elle poursuit ses découvertes avec ce professeur qui s'efface derrière les « œuvres » de ses élèves au point de n'avoir pas souhaité s'exprimer lui-même. Marie-Claire, Equipe AP
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