Eveiller l’aurore – résonance artistique

La Sainte-Trinité et le chêne de Mambré

Henri Guérin
Légende de ce vitrail :
Henri Guérin (1929-2009) - 2003 - La Sainte-Trinité et le chêne de Mambré, détail de la verrière (380x400) de l'église de la Sainte-Trinité, Paroisse Jean XXIII, Sarcelles (95)

«  Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix »

On retrouve dans ce vitrail du maître verrier Henri Guérin, le thème bien connu de l'icone de la Trinité de Roublev. Les 3 visiteurs (le Seigneur Dieu) souhaitent la paix à Abraham, ils sont porteurs d'une  promesse et viennent  sceller l'alliance.

L'artiste a fait graver sur les bords de cette verrière de l'église de Sarcelles : «  Paix sur terre » ; un désir profond de notre Dieu qui vient, en son Fils Jésus Christ, réaliser une  alliance nouvelle. – En trois langues, français, latin et araméen, car c'est, à Sarcelles, l'église des Araméens au sein de la Paroisse Jean XXIII, apôtre de la Paix.

N'est ce pas avant tout pour rétablir ce Royaume de justice et de paix que Jésus, Fils de Dieu vient partager notre humanité ? Contemplons cette œuvre, accueillons la Sainte Trinité, et nous soyons témoins de cette paix que le Seigneur veut donner au monde.

Henri Guérin a beaucoup  écrit et médité sur sa vocation d'artiste. Cet extrait d'une méditation parue dans la revue Sources vives en avril, écrite en 2001, nous permet de rejoindre la profondeur de sa pensée et de contempler son art :
« La beauté c'est comme l'humilité, on ne sait pas qu'on la porte. Elle s'échappe comme le chant de l'oiseau. C'est une quête de mendiant ; plus on la cherche et plus elle se dérobe à vous. Si on la trouve c'est comme par effraction, alors, un bref instant, le ciel s'entrouvre. L'œil s'affine à cette recherche si, en cheminant, le cœur éclaire cette lampe infidèle. Heureusement la création est là pour guider l'apprenti vers la lumière, car Dieu a fait toutes choses harmonieuses, malgré les défaillances de la nature, avec ses maladies, ses soubresauts, ses morts. A travers elle, par le langage des formes, l'artiste apprend à regarder, à interpréter l'élan vers la vie. Il sonde la matière, il écoute et voit peu à peu se révéler quelques bribes du mystère des choses. Car rien ne peut se dévoiler en lui sans la patience d'un regard, apprenti de la contemplation. »
Extrait du texte d'Henri Guérin « Des yeux pour voir le monde », revue Sources vives - avril 2001

Claire J, Equipe AP

 

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