| Témoignage | |||
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L'EGLISE, C'ETAIT CHEZ MOI
L'église, c'était chez moiToute jeune fille en Thaïlande, il y a quarante ans, Maria Robert rêve de venir en France travailler et apprendre la culture française. La voilà partie comme jeune-fille au pair dans une famille française très nombreuse. On lui avait promis une activité allégée grâce à l'utilisation des machines à laver etc. La réalité est vite moins drôle : pas d'autres jours de congé que le dimanche après-midi, personne ne parle français avec elle. Isolement, solitude et pas question de se faire plaindre par la famille au pays : ils avaient d'avance condamné son départ. « le monde n'était pas si gentil »Alors Maria a un réflexe : chez elle, on est très pratiquant. L'église est un lieu très familier. Aussitôt, elle frappe à la porte de la paroisse la plus proche et se présente. Difficile de communiquer quand on n'a pas trois mots en commun. Maria va s'inscrire à la chorale. Aujourd'hui elle se souvient : « J'avais l'impression de vivre dans un autre monde et la seule chose qui ressemblait à chez moi, c'était le bâtiment de l'église, là c'était comme à la maison. La messe je m'y reconnaissais. Apprendre le français grâce à l'église
Ce fut une époque très difficile. J'avais été élevée dans la foi de ma grand-mère qui me répétait : le monde est gentil. Je découvrais que ce n'était pas si vrai, ma famille d'accueil était dure. Le prêtre de la paroisse, puis les paroissiens, puis une communauté de religieuses qui étaient nos voisines, eux m'ont appris à parler français. Les religieuses ont cherché à me donner ce dont j'avais besoin, moi qui n'avais plus de famille, ça m'a fait chaud au cœur. »
Mariette, Equipe AP
Une église en Chine
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