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Paroles d'Eglise

« Apocalypse »

Lorsque survient une catastrophe naturelle dans le monde, l'Eglise ne manque pas de tourner son regard vers les victimes, leur offrant, par sa prière mais aussi son action, le soutien matériel et spirituel indispensable pour retrouver l'espérance et se remettre debout.
Si l'Eglise œuvre aux côtés des victimes, pour qui la nécessaire reconstruction est parfois difficile et longue, elle accompagne aussi l'humanité à travers sa réflexion et ses messages de foi.

Ainsi, Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France*, prenait récemment la parole, dans la revue de son diocèse « Eglise de l'Aube », face au « catastrophisme » ambiant, et à ceux pour qui les récentes catastrophes naturelles sont le signe d'une fin du monde imminente.

Jean-Marie., Equipe AP

Extraits :

« Nul ne peut nier que nous vivons dans un monde complexe, qu'un certain nombre de dangers se sont accumulés sur nos têtes, mais il n'est pas sûr que le catastrophisme entretenu dans certaines sphères politiques, économiques, sociales, scientifiques, soit l'expression la plus juste de l'aujourd'hui et la plus porteuse d'avenir. »

Il convient dès lors d'affirmer, de réaffirmer que la perspective chrétienne est toute autre, et qu'elle est porteuse d'un « programme de résistance et d'espérance ».

Une espérance
« Quand, dans le Nouveau Testament il est question d' « Apocalypse », il n'est pas question simplement de catastrophe, le mot veut dire dévoilement, révélation, passage dans un autre ordre du temps, espérance tendue vers l'avènement du Royaume de Dieu, promesse. (...)

L'homme acteur
Ce que Jésus-Christ est venu nous redire, c'est que l'homme n'est pas voué à la mort, qu'il a vocation à se remettre debout et à se développer dans une relation harmonieuse avec son environnement humain et naturel. Ce développement harmonieux implique les notions de justice, de solidarité, de partage, dans le rapport avec nos frères humains. Mais il veut dire surtout une nouvelle appréciation de ce qui nous fait vivre en remplacement de ce qui nous fait mourir. (...)Ce que nous propose la vision chrétienne, c'est que l'homme regarde ce dont il a besoin pour être pleinement homme. Il a certes besoin de pain, mais il n'a pas besoin de la multiplication des biens de consommation. Il a besoin de moins consommer et de plus aimer. Il a besoin de moins s'agiter et de vivre davantage. Il a besoin de moins d'évasion et de plus de proximité. L'homme a besoin de se ressaisir comme le destinataire et l'acteur d'un projet de vie, de croissance et de bien pour tous, le projet créateur de Dieu. »

 

 

Extraits tirés de la revue Eglise dans l'Aube, n° 5 de mai 2011. Lire le texte intégral

*Mgr Stenger est également membre du comité directeur de Pax Christi international, membre de la commission épiscopale pour la mission universelle de l'Eglise et président du groupe de travail des évêques sur l'environnement.

 

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