Accueil Défis Paroles d'Eglise Paroles d'Eglise JUILLET AOUT 10
Paroles d'Eglise

L'immigré, un frère à aimer

En 2004, l'Eglise de France rédige le document « Quand l'Etranger frappe à ma porte » (Documents Episcopats 7/8 2004). Ce document donne des pistes pour mieux comprendre le phénomène de l'immigration, mieux accueillir l'autre. Voici quelques trop brefs éléments retenus de ce document :

L'Eglise cherche dans ce chemin aux côtés des sans-papiers, des immigrés, de ceux qui sont dits étrangers, à témoigner de la primauté du service du frère dans l'annonce de l'Evangile

L'Église est responsable de répercuter l'interpellation de l'Évangile, au delà des limites de ses communautés, à tous les hommes de bonne volonté. Il interroge, éclaire et appelle sans cesse les hommes à une action transformatrice d'eux-mêmes, des situations indignes de l'humain et des structures sociales afin qu'elles garantissent la justice et le droit des plus faibles. 

Ce qui importe c'est notre capacité à regarder l'autre. Pour cela, il est nécessaire d'abandonner les préjugés, les peurs qui nous habitent pour accueillir l'autre dans sa singularité.

 Reconnaître l'autre... c'est désirer lui faire sa place.

 

 

Reconnaître l'autre dans sa singularité spécifique, c'est reconnaître sa dignité, sa valeur humaine sans prix, c'est accepter sa liberté. Sa différence (homme, femme, religieux, religieuse, plus ou moins âgés...), c'est encore l'admettre, l'aimer tel qu'il est, désirer lui faire sa place. 

Nous sommes invités à vivre notre relation d'aide à l'autre dans une attitude de chasteté. Il est un frère en humanité. Voilà l'essentiel qui doit habiter notre action, notre démarche en vue de l'aider.

La prévenance vis-à-vis du migrant est aussi valable pour les associations. En effet, celles-ci représentent un soutien à un moment donné de l'histoire de la personne, mais elles doivent également accepter que le migrant s'en détourne afin de ne pas exister uniquement comme victime.
Il ne doit pas devenir l'objet mais rester sujet dans l'action caritative, ce qui autrement ne ferait que renforcer ce dont il a déjà été victime, une non considération en tant que sujet à part entière. 

Le migrant ne doit pas seulement exister comme victime.

Le chrétien doit se souvenir de la solidarité de Dieu avec les plus fragiles notamment les étrangers. N'oublions pas cet appel du Christ à l'accueillir en celui qui est le plus pauvre (Mt 25, 35)

La vision de l'humanité qui émerge de l'expérience de la Première Alliance est celle d'une humanité composée d'hommes et de femmes, intimement liés par leur origine. Causer des souffrances à un seul de ses membres c'est atteindre l'humanité dans son ensemble, car son principe divin est relation. C'est ce que le Christ nous révèlera quand il nous révèlera le coeur de Dieu, le modèle de toute les relations, la présence de la vie trinitaire au coeur du monde. 

Cet engagement envers ceux dont la dignité est menacée doit aussi s'enraciner et s'incarner dans la prière.

Le Notre Père vient raviver en nous cette fraternité universelle, chemin du Royaume, quand nous osons nous porter là où Dieu est menacé dans l'homme et l'homme menacé comme image de Dieu.

Le Magnificat (Lc 1, 46-55) nous invite à reconnaître les merveilles que l'Esprit de Dieu fait au coeur de l'homme : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Il élève les humbles. Il comble de biens les affamés. Il se souvient de son Amour [...] »


Pierre-Baptiste, Equipe AP

 TELECHARGER LE DOCUMENTLOG-cef-AP

Partager
Facebook Twitter
Imprimer     Envoyer à un ami