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Paroles d'Eglise

L'Église condamne absolument les actes de pédophilie.

« Les actes de pédophilie, actes sexuels marqués par une forte inégalité, sont profondément destructeurs. Ils le sont d'autant plus qu'il s'agit d'enfants qui n'ont pas la maîtrise de leur existence. Que la société ait aujourd'hui pris conscience de cela est un grand progrès social.

Lorsque l'agresseur est un prêtre, il y a une double trahison. Non seulement un adulte averti impose à un mineur ses pulsions, mais ses agissements contredisent l'Evangile qu'il annonce. Les évêques mesurent combien la blessure des enfants ou des adolescents est profonde et souvent même indicible. Ils en éprouvent une vraie souffrance ; ils sont solidaires des victimes et de leurs familles.

La responsabilité de l'évêque, en ce domaine, est à la fois claire et délicate. Il ne peut ni ne veut rester passif, encore moins couvrir des actes délictueux. Il reste que la pédophilie est un phénomène encore mal connu. Elle se cache. Elle s'avoue rarement. Souvent, il n'est pas facile à un évêque de réunir les éléments suffisants et sûrs lui permettant de savoir si un prêtre a effectivement commis des actes à caractère pédophile.

Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice. Il est nécessaire qu'ils réparent le mal qu'ils ont fait et portent le poids de la peine infligée par l'Eglise et par la société. Comme tout être humain pourtant, le prêtre qui a commis ces actes demeure une personne qui a droit à notre respect, à notre accompagnement, à notre prière.

Nous tenons à redire notre volonté de veiller avec soin à ce que de tels actes ne se produisent pas, ne se reproduisent plus ».

Assemblée plénière de la Conférence des Évêques de France
Déclaration au sujet de la pédophilie - novembre 2000



Respecter le droit des enfants


Par des paroles à la fois confiantes et insistantes, l'Eglise n'a cessé d'inviter les sociétés de tous les temps à respecter le droit des enfants, à les accueillir comme un don très précieux au sein des familles, à leur offrir l'éducation et la dignité nécessaires à leur développement.


C'est ainsi que, tout au long de son pontificat, Jean-Paul II a manifesté une attention particulière à l'enfance. Citons d'abord son célèbre discours aux Nations Unies en octobre 1979 :

« Je désire exprimer la joie que constituent pour chacun d'entre nous les enfants, printemps de la vie, anticipation de l'histoire à venir de chacune des patries terrestres Les enfants, printemps de la vie,
anticipation de l'histoire à venir
de chacune des patries terrestres
. Aucun pays du monde, aucun système politique ne peut songer à son propre avenir autrement qu'à travers l'image de ces nouvelles générations qui, à la suite de leurs parents, assumeront le patrimoine multiforme des valeurs, des devoirs, des aspirations de la nation à laquelle elles appartiennent, en même temps que le patrimoine de toute la famille humaine.

La sollicitude pour l'enfant, dès avant sa naissance, dès le premier moment de sa conception, et ensuite au cours de son enfance et de son adolescence, est pour l'homme la manière primordiale et fondamentale de vérifier sa relation à l'homme ».


Extrait du discours de Jean-Paul II
à l'Assemblée générale des Nations Unies, le 2 octobre 1979, n° 21.

 

C'est une même sollicitude, paternelle et pleinement évangélique, que l'on trouve dans l'Exhortation apostolique adressée aux familles en novembre 1981 :

« Ainsi les époux, tandis qu'ils se donnent l'un à l'autre, donnent au-delà d'eux-mêmes un être réel, l'enfant, reflet vivant de leur amour, signe permanent de l'unité conjugale et synthèse vivante et indissociable de leur être de père et de mère.En devenant parents,
les époux reçoivent de Dieu
le don d'une nouvelle responsabilité
 Leur amour parental est appelé à devenir pour leurs enfants le signe visible de l'amour même de Dieu, « d'où vient toute paternité au ciel et sur la terre » (Ep. 3,15).



« En demandant et en portant elle-même une attention à la fois tendre et forte pour tout enfant qui vient au monde, l'Eglise accomplit une de ses missions fondamentales. Elle est appelée, en effet, à faire connaître et à proposer à nouveau dans l'histoire l'exemple et le commandement du Christ Seigneur qui a voulu placer l'enfant au centre du Royaume de Dieu :

« Laissez les petits enfants venir à moi, ne les empêchez pas ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu » (Lc 18,16).


Exhortation apostolique de Jean-Paul II,
Familiaris consortio, 22 novembre 1981, n° 14 et 26.

 

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