Le juste mot
INSUFFLER

 

Il s'agit de porter le souffle, la respiration et le mouvement,

                                                                                     de communiquer le souffle,

                                                                                                                d'animer, d'inspirer.

Ainsi, insuffle-t-on de l'air dans la bouche d'un noyé, dans l'espoir de faire pénétrer à nouveau la vie en lui.

On peut insuffler du courage, susciter l'élan, faire naître des idées nouvelles, renouveler les façons de voir... Mais on peut aussi insuffler des sentiments négatifs, exciter un sentiment de vengeance, infiltrer insidieusement la peur dans les esprits.

On ne saurait insuffler au dehors de soi que ce qu'on possède en soi : air, souffle, force.

Et cependant, nul n'est vraiment propriétaire ni maître des dons et de la vie qui sont en lui sans être de lui ; nul ne peut saisir ni enfermer le souffle, l'air, le vent... Si ce qui est insufflé est libre et vital, ce qui est libre et vital a besoin d'un « émetteur » pour être insufflé.
Comme aux premiers jours, Dieu ne cesse d'insuffler en l'homme son Esprit pour qu'il vive.
Un grand élan de joie anime l'Eglise entière, depuis le soir de Pâques où le Ressuscité a rempli les apôtres de son Esprit, sainte inspiration et souffle vivifiant. A tous les membres de son Corps, il promet aujourd'hui et toujours, d'insuffler la force qui vient d'en-haut pour renouveler toutes choses.

Jean-Marie, moine

 

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