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UNE VIE DANS LE REFUS DE LA VIOLENCE - Rencontre avec Alain Richard, franciscain, fondateur des cercles de silence, dont la vie, toute entière consacrée à la justice et à la non-violence, est émaillée de combats pour l'homme ! Une vie dans le refus de la violence
Les « cercles de silence »... un mot qui a fait le tour de la France ! Des cercles de silence pour faire parler des camps de rétention
Aujourd'hui ce sont plus de 130 groupes qui se réunissent une fois par mois dans l'Hexagone, pour attirer l'attention du plus grand nombre sur la situation des centres de rétention en France. Mais pourquoi donc cet homme âgé de 85 ans, plein de fougue et de fraîcheur, a-t-il choisi le silence pour attirer l'attention des pouvoirs publics ? «Je ne suis pas sûr que les grands discours ou que des manifestations bruyantes soient souvent efficaces... Les cercles de silence sont typiquement une action non violente. La non-violence n'est pas une méthode pour 'aristocrates de l'humanitaire' ». C'est tout au contraire une méthode qui doit être capable de mobiliser un très grand nombre de personnes. C'est ce grand nombre qui est important. (p. 18) Mobiliser un grand nombre de personnes
A sa suite nous entrons peu à peu dans ce mouvement inédit, auquel chacun est convié, sans souci de religion, de race, de culture...
Dans le silence, je peux écouter ce qu'il y a en moi de précieux, cette conscience qui me fait devenir plus lucide. (p. 52) Certes, ce n'est pas un temps de prière ou de méditation, mais pour ce disciple de St François, engagé aux côtés de ses frères humains dans toutes les communautés où il a vécu, en France et en Amérique, il y a tout de même un lien très fort avec l'Evangile : François est sérieux avec l'Evangile. Pour lui, comme pour chaque chrétien, la relation avec Jésus-Christ doit être quelque chose de concret... (p.72) Je retrouve dans la non-violence l'attitude que François encourageait chez ses frères. D'un côté comme de l'autre, il s'agit du refus et du rejet de la haine, du pouvoir, du fallacieux, de la violence, du mensonge. François a accepté de chercher des solutions fortes mais non destructrices. C'est l'amour : il doit être fort et veiller à ne pas détruire, mais à construire... (p. 108-109)
Un parcours humain dans lequel cet amour a pris, et prend encore, tous les risques ! Marie-Dominique, Equipe AP
Une vie dans le refus de la violence
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