| Dépendances : de l'esclavage à la liberté |
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Connaissons-nous des personnes victimes de la drogue ou d'autres formes de dépendance, comme l'alcool, la pornographie, les jeux de hasard ? Nous-mêmes peut-être ? Cela peut nous sembler lointain ou tout proche. Cependant nous faisons tous l'expérience de certaines formes de dépendance qui peuvent devenir un véritable esclavage. Avons-nous besoin d'être sauvés ? La vidéo des intentions de prière du mois de novembre :
Vous pouvez copier ce code pour intégrer la vidéo sur votre site: La drogue, que ce soit le cannabis ou d'autres psychotropes, et les autres formes de dépendance, rendent peu à peu esclaves. Dans une société qui pousse au rendement, à l'efficacité au travail, et expose à de multiples sollicitations, le rythme de vie effréné qui est souvent le nôtre conduit à rechercher des compensations. Elles peuvent être très diverses, mais souvent elles conduisent à des formes d'addiction, connues ou plus récentes, comme l' «addiction à l'Internet », avec les jeux en ligne, ou encore les « sites pornographiques », pour faire baisser la tension et libérer le stress. Je pourrais aussi parler des ravages de l'alcool chez les étudiants que je rencontre dans ma mission. Là aussi les pièges sont nombreux et bien que nous ayons parfois du mal à le reconnaître, l'addiction à l'alcool vient très tôt. Le tabac peut aussi, furtivement, sans que nous en prenions conscience, nous conduire vers une perte de liberté.
Les communautés chrétiennes n'ont pas la prétention d'apporter des réponses pour le soin. Il existe des organismes et des associations compétentes pour aider à sortir de ces dépendances. Mais les communautés chrétiennes peuvent être un véritable soutien. Par la fraternité et le pardon elles sont appelées à aider, tous ceux qui sont esclaves de ces dépendances, à rencontrer Jésus-Christ, à faire l'expérience que DIEU sauve. Il s'agit de faire découvrir, dit le Pape, « la puissance de Dieu sauveur ». Quelle est cette puissance ? C'est celle de l'Amour, celle du pardon. L'expérience d'être aimé gratuitement, non pour des mérites particuliers mais parce que chacun est digne d'être aimé. C'est cette expérience que des associations comme La Luciole ou Le Cenacolo permettent de vivre. En ce sens je peux être sauvé sans être guéri, mais cela change tout, comme me le disait un jeune : « Je n'ai pas été guéri, je continue à être dépendant mais maintenant je ne désespère plus, je me sens aimé par le Père, et pour moi, plus rien n'est pareil ».
Père Frédéric Fornos, jésuite ![]()
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