| Eglise, l'émigré frappe à ta porte |
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Ce sont des millions d'hommes et de femmes qui, chaque année, sont contraints à émigrer, à tout laisser, leurs biens, leurs familles et amis, leur vie. Devons-nous les accueillir ? Pouvons-nous les accueillir ? On ne peut pas dire que l'arsenal législatif et réglementaire actuel facilite l'accueil de l'immigré. L'étranger est-il un danger ? Les intentions de prière de juillet :
Vous pouvez copier ce code pour intégrer la vidéo sur votre site: Lire l'intention générale du mois de juillet L'intention de prière de l'été :Eglise, l'émigré frappe à ta porteDes Bhoutanais ont dû fuir au Népal, des Soudanais du Darfour se sont réfugiés au Tchad, des milliers d'Iraquiens en Jordanie, des Afghans, Congolais, Palestiniens, ou habitants d'Amérique centrale, ont dû traverser, pour certains, des milliers de kilomètres et d'innombrables épreuves dans l'espoir de vivre en Europe ou aux Etats-Unis. Des personnes honnêtes et travailleuses qui ont tout laissé parce qu'elles avaient peur ou faim. Elles n'ont pas quitté leur terre, leur maison, leur famille, par choix, mais contraintes « en raison des discriminations raciales et religieuses, de la faim et des guerres ». La Bible nous rappelle que le Peuple de Dieu a toujours été un peuple de migrants. Jésus lui-même, dans l'Evangile selon saint Matthieu, apparaît sous les traits d'un réfugié quittant précipitamment Bethléem, de nuit, avec ses parents, pour se mettre à l'abri en Egypte. Cependant ce n'est pas si simple. L'étranger peut faire peur. Est-ce parce qu'il a une autre couleur de peau, une autre culture, une autre religion ? J'ai fait moi-même l'expérience d'avoir vécu plusieurs années à l'étranger, d'avoir été étranger et accueilli. Je sais combien, malgré les malentendus, nos différences sont une richesse, une ouverture à notre humanité. Doit-on ou peut-on, pourtant, accueillir tous ceux qui frappent à notre porte ? Cela ne risque-t-il pas d'être un poids trop lourd à porter par notre société ? Je raisonne. Mon père était catalan, de Barcelone, mes grands parents maternels venaient aussi d'Espagne, et moi-même, bien que né à Toulouse j'ai vécu là-bas de longues années. Etranger ou français ? Et si tout était bien plus compliqué et plus simple à la fois ? Benoît XVI dit : "Un émigré est un être humain, différent par sa provenance, sa culture et sa tradition, mais il est une personne que l'on doit respecter, qui a des droits et des devoirs, en particulier dans le milieu du travail où la tentation d'exploitation est plus facile, mais aussi dans ses conditions de vie au quotidien. La violence ne doit jamais être, pour personne, une solution à la résolution des difficultés. Le problème est d'abord humain ! Je vous invite à regarder le visage de l'autre et à découvrir qu'il a une âme, une histoire et une vie: il est une personne et Dieu l'aime autant que moi... ". (11-1-2010 - Audience générale) Père Frédéric Fornos, jésuite « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu; malade, et vous m'avez visité ; en prison, et vous êtes venus à moi. » (Evangile selon saint Matthieu chap. 25 v.35)
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