| A la recherche de la vérité |
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Est-ce que je cherche la vérité ? Je cherche une vie qui soit unifiée, pleine, heureuse. Au fond de moi je cherche à aimer et à être aimé, mais est-ce que je cherche la vérité ? Le Pape nous invite ce mois-ci à prier pour que tous ceux qui sont des explorateurs de l'homme et de l'univers, les hommes et des femmes de science et de culture, puissent à travers une recherche sincère de la vérité connaître « Celui qui est à la source de la vie » et que Jésus-Christ nous a révélé. Ai-je le droit de prier pour que ces chercheurs puissent découvrir Celui qui a pris chair en Jésus-Christ ? Ne serait-ce pas un manque de respect vis-à-vis de la liberté de leur itinéraire personnel ? Non, parce que prier pour les autres, c'est communier avec eux et non pas demander à l'Esprit Saint de forcer leur cœur. Prier, c'est avant tout aimer, et l'amour ne force pas, ne s'impose pas, il vient avec délicatesse dévoiler un chemin de vie possible. Car il y a des vérités qu'on ne découvre que par le cœur, par un changement intérieur, qui ne vient pas de nos conquêtes mais d'un don qu'on est invité à accueillir librement. On peut avoir des yeux et ne pas voir, des oreilles et ne pas entendre. Prier c'est alors confier à « Celui qui est à la source de tout » ceux qui cherchent sincèrement pour qu'ils puissent découvrir en plénitude la vérité. Cela ne signifie pas pour autant que je possède moi-même la vérité, car elle ne peut être possédée comme un objet. C'est bien plutôt elle qui cherche à me posséder. Je suis en chemin. En pleine loyauté avec la foi qui est la mienne, je reconnais avec un respect sincère que d'autres traditions religieuses « apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes » (Nostra aetate 2), sans compter tous ces chercheurs de vérité qui, sans connaître DIEU, sont ajustés à Lui et entrent dans la vie. Comment donc taire ma joie, comment ne pas partager ce qui me fait vivre en profondeur et m'ouvre à la vie, comment ne pas désirer communiquer Celui qui a pris visage en Jésus-Christ ? La joie ne peut qu'être partagée. Même si celle-ci ne déborde pas toujours de mon cœur, même si ma vie ne laisse pas transparaître l'évangile dans toute sa profondeur, et même à travers mes nuits et mes incohérences, oui, je désire prier, pour que beaucoup d'autres puissent Le rencontrer. Père Frédéric Fornos, jésuite
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