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PARTIS COMME VOLONTAIRES ET PRIS DANS LE SEISME - Ils partent pour une mission à l'étranger, on les appelle des volontaires. Ils s'associent pendant une ou deux années à la vie d'un pays. Un jour, ils peuvent aussi subir, avec les autres, le drame d'un séisme. L'équipe AP est allée interroger le directeur d'une association qui les envoie : comment fait-on alors pour gérer des projets qui n'étaient pas faits pour l'urgence mais pour le développement et que deviennent les volontaires pris dans la tourmente ?
Partis comme volontaires et pris dans le séisme
Retrouver les traces des volontaires
Le Service de Coopération au Développement (SCD) recrute, forme et suit sur le terrain chaque année 300 volontaires. A l'annonce du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, la toute première préoccupation de Jean-Daniel Balme, directeur du SCD est de ... retrouver trace des volontaires en mission là-bas. La nécessité d'obtenir une information juste se heurte aux media qui veulent tout savoir, tout de suite, à la panique des familles, aux coupures des communications. Il faut, dans le même temps, prendre rapidement des décisions : rapatriement ou maintien sur place ? « Tout dépend de l'environnement de travail et de la situation personnelle du volontaire, témoigne Jean-Daniel. L'un d'entre eux tenait un garage pour une association sur place et son travail était évidemment capital pour les problèmes de logistiques ; ceci, ajouté à son expérience, a fait qu'il est resté ». Les autres sont rentrés en France.
Notre priorité : le sort des volontaires.
Commence alors un accompagnement dans la durée, à partir de l'accueil à l'aéroport, des volontaires transis, en chemisette, désorientés. Deux années après, Jean-Daniel est toujours attentif au devenir de chacun : l'un d'entre eux après une longue convalescence a repris une formation, un autre est reparti en mission en Afrique. « Dans un premier temps, nous sommes donc complètement absorbés par notre priorité : le sort des volontaires, poursuit-il. Mais très vite, vient le temps de nous préoccuper de nos partenaires sur place. Dès que la sécurité sanitaire semble assurée, nous retournons sur place car la vie reprend ses droits.
« Il faut que la vie reparte »
Une catastrophe naturelle ne touche pas tout un pays : il faut penser aussi aux autres régions et à leurs besoins. » Dès le mois de mars, des volontaires repartaient en Haïti sur des programmes adaptés, ou pour poursuivre les précédents sur le reste de l'île car : « Il faut que la vie reparte ! ».
Mariette, Equipe AP


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