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A notre porte

DE NOTRE COUPLE, LA VIE A JAILLI 
Mis à l'épreuve dans leur fidélité, ils disent, à deux voix, le chemin qu'ils ont choisi d'emprunter et comment leur couple en est sorti fortifié. L'Esprit Saint agit dans les cœurs et dans l'expérience familiale, même dans des situations complexes et difficiles.


De notre couple, la vie a jailli

Nous :

Nos quatre enfants témoignent aujourd'hui de cette vie, de cette fécondité propre à notre couple, mais celui-ci a été traversé pour une épreuve qui nous a permis de faire l'expérience du Christ source de Vie.

Après notre mariage, le travail a pris rapidement beaucoup de place. La naissance de notre 1er enfant, bébé particulièrement difficile, a accru un mal-être. Peu à peu nous nous sommes retrouvés sur deux chemins différents sans même nous en rendre compte.

Lui :

Me retrouvant seul sur mon chemin, la tentation est venue à ma rencontre et ma résistance est tombée... Je n'étais alors plus en vérité, ni avec moi-même, ni avec Marie. En priant le Seigneur, j'ai pris la décision de tout révéler à Marie. Je prenais le risque de faire éclater le couple mais l'absence de vérité me menait sur un chemin de mort (repli sur soi, évitement de l'autre).

Elle :

Accueillir de telles paroles n'est pas aisé, mais je ressentis la présence du Seigneur à mes côtés, comme un petit souffle léger dans la tempête. Je pus recevoir les paroles de Philippe comme des paroles d'amour, malgré la violence de ce qu'il me confiait.

ANOTREPORTE-Fairywren

 

Deux voies s'offraient alors à moi :

La première aboutissait à la séparation et à la mort du couple.
La seconde était celle du pardon. Je sentais que cette voie était lumineuse mais exigeante.

Le désir de vengeance me poussait vers la première voie. J'appréhendais d'envisager la seconde.

Le pardon, une voie lumineuse et exigeante

 

J'avais besoin de faire le point, de déposer cela entre les mains de Dieu. Dans la prière, je pris conscience tout d'abord qu'il était injuste de juger une personne sur un acte et d'oublier le reste. J'ai fait mémoire de notre histoire commune sans omettre toutes les qualités de Philippe. Ensuite j'ai réalisé que le pardon n'était pas l'oubli et que j'allais devoir vivre avec cette blessure. Même si je décidais de pardonner aujourd'hui, le pardon serait certainement à redire plusieurs fois, ... le chemin était long ! Enfin je découvrais qu'à ma manière j'avais aussi été infidèle, me laissant dévorer par mon travail, les tâches ménagères et notre garçon... Oubliant qu'en choisissant le mariage, j'avais choisi de placer Philippe au centre de ma vie, faisant de lui mon « premier prochain ». J'étais prête pour parler calmement avec Philippe.

Nous :

Nous avons pris le temps de discuter, de nous dire nos blessures et nous redire notre amour, notre projet de couple. Pour nous, ce fut une nouvelle naissance. Nous nous retrouvions et notre joie était profonde, elle nous habite encore.


* Les prénoms ont été modifiés

 

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