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| A notre porte | |||||
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IMAGES INTERNET ET DEPENDANCE « Mon mari est marié avec son ordinateur... », « Mon fils a décroché de l'école, il passe tout son temps devant son clavier ». On commence à oser parler d'addiction pour ces comportements face à Internet. Un concept à manier toutefois avec prudence, entre méfiance et banalisation.
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Articles dans PRIER AU COEUR DU MONDEEt Dieu vit qu'internet était bon ! Celui auquel nous croyons est le Dieu de la communication et de la communion. Quand Internet agrandit la vie |
Celui qui désire « ouvrir la porte de soi-même » doit consentir à la lente traversée de ce texte dense et difficile d'accès dans un premier temps. C'est pourquoi, pour être fidèles à l'auteur, à la colère du prophète qui dénonce la « civilisation de "l'idiot-visuel" » nous laissons la mise en page telle qu'elle apparaît dans son livre. A chacun de voir s'il trouve cette parole excessive ou lumineuse.
Il conviendrait « de jeter à la voirie, dans une insurrection sauvage de bon sens, et pour un demi-siècle au moins de jeûne sans exception, les téléviseurs et tous leurs séides plus récents [ordinateurs, iPod, etc.]. L'effarante quantité de fadaises et de violences que nos contemporains avalent nuit et jour par leur « télévoyeurs » est à n'en pas douter le pire des dégâts écologiques, car elle abêtit et détraque les consciences dans ce qu'elles ont de plus vulnérable et, partant, de plus vénérable aussi. Légitimité par la seule boulimie de Mammon qui l'organise et l'entretient, ce génocide invisible et insaisissable, jamais traduit en justice, est au principe de toutes les aberrations qui s'observent dans l'ordre des relations humaines les plus fondamentales, dès là que l'imitation de ce qui est proposé en spectacle est un réflexe si puissant qu'il parvient à défaire insensiblement, et jusqu'à leur insu, les êtres raisonnables. Tandis qu'elle s'impose à ses usagers sans discernement comme l'infaillible substitut du long et rigoureux travail de la démonstration rationnelle, tandis qu'elle assène ses produits finis sur l'imagination hébétée jusqu'à l'inertie, la montre médiatique de tout ce qui se fait et dit au monde produit des monstres et représente elle-même une monstruosité culturelle sans seconde. L'on nous promet en tout et sur tout la transparence, l'on nous garantit l'authenticité, l'on excite en nous, comme un caprice d'enfants gâtés, la revendication du droit à l'immédiateté perpétuelle, et c'est dans la révolution prométhéenne de l'accès au savoir - à une vérité spoliée de tout mystère - que réside aujourd'hui, sans doute, le mal le plus insidieux. Les médias étranglent les médiations et rendent inconcevable aux esprits la patiente acceptation de leur essentielle obscurité. Or depuis que l'homme est homme et aussi longtemps qu'il le sera encore, c'est par des médiations - et des médiations obscures - qu'il accède à la lumière. Aussi persévérerons-nous à déclarer l'obscurité bienheureuse et répondrons-nous aux pourvoyeurs industriels et intellectuels du voyeurisme, autrement dit à ceux qui ont le pouvoir de faire le mal et à ceux qui savent le mal qu'ils font, qu'il est de notre dignité d'être des êtres de pénombre ».
François Cassingena-Trévedy
Moine de Ligugé
Etincelles III 2006-2009
Edition Ad Solem 2010
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