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CHERCHEURS DE LA VERITE : Personne ne peut ignorer les questionnements éthiques provoqués par le développement actuel des sciences . Difficile pour ceux qui en ont fait leur métier, d'être confrontés seuls à ces questions. C'est ce que développe le Père Jacques Arnould, dominicain. Chercheurs de la VéritéUn précurseurEn 1887, le Père Dalmace Leroy écrivait, dans la préface à son ouvrage L'évolution des espèces organiques : « Il en sera, je crois, de l'idée évolutionniste comme de celle de Galilée ; après avoir effarouché d'abord les orthodoxes, quand une fois l'émotion sera calmée, la vérité dégagée de toute exagération de part et d'autre finira par se faire jour. Alors on saura gré peut-être à un religieux de n'avoir pas craint de bien augurer de son avenir. Sachons rendre à César ce qui est à César, afin d'inviter César, à son tour, à rendre à Dieu ce qui revient à Dieu. » Belle posture que celle proposée par ce dominicain, parce qu'elle reconnaît la valeur de l'esprit de recherche, l'engagement de celles et ceux qui ont fait de la curiosité congénitale de l'être humain, de son insatiable appétit de connaître, un métier, une profession, voire une vocation. Belle invitation aussi, parce qu'elle respecte la liberté de ces chercheurs sans oublier pour autant de leur annoncer le Dieu de Jésus-Christ. Respecter la liberté des chercheurs
Une necessitéSans doute cette annonce ne peut-elle pas toujours être explicite ; elle peut du moins passer par le souci d'unir la recherche de la vérité à ce que Benoît XVI appelle, dans son encyclique Caritas in veritate, l'économie de l'amour : « La vérité doit être cherchée, découverte et exprimée dans l'économie de l'amour, mais l'amour à son tour doit être compris, vérifié et pratiqué à la lumière de la vérité » (n°2). Car toute science, même la plus fondamentale ou la plus théorique, touche à notre humanité, dit quelque chose d'elle et, dès lors, ne peut échapper à l'exigence de l'amour. C'est pourquoi les chrétiens ne peuvent ignorer les défis sociaux, les questionnements éthiques, les enjeux philosophiques et théologiques, provoqués par le développement actuel des sciences ; ils doivent au contraire s'y atteler, convaincus que, là aussi, « amour et vérité se rencontrent » (Psaume 85).Le réseau Blaise Pascal,
au service de ceux qui veulent confronter science, culture et foi
En France, le Réseau Blaise Pascal, créé en avril 2001, fédère une vingtaine de groupes francophones d'inspiration chrétienne qui travaillent sur la question « Sciences, Cultures et Foi. » Il organise un colloque tous les deux ans, assure la publication de ses actes ainsi que d'autres travaux, en particulier grâce à la revue Connaître (Orsay) ; il entretient un flux d'informations entre ses membres et avec d'autres associations analogues de par le monde. |
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