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A notre porte

Après une formation supérieure en Développement durable et plus de 20 ans de carrière dans le bâtiment et la construction, Yolande décide de traduire professionnellement ses convictions profondes. Elle œuvre aujourd'hui pour le compte d'un important Organisme de Protection sociale.


Eloge du recto-verso !

2004 : dans le cadre d'un stage, Yolande, titulaire d'un Master «Qualité, Sécurité, Environnement» découvre l'univers d'un organisme institutionnel disposant d'un important patrimoine immobilier. Une stagiaire pour un tel sujet, c'est bien, mais de là à créer un poste et embaucher, on en était loin à l'époque ! Personne ne prenait au sérieux les préoccupations d'une économie durable, ni les consignes - supposées contraignantes-, de l'anti-gaspillage du papier, de l'eau courante, du chauffage, des éclairages, du carburant... Comme si la vie moderne et technologique signifiait pour toujours constance et abondance.

 

PORT-Vincent-Montibus


Après quelques mois de recherche d'emploi, seul un CDD est proposé à Yolande dans le même organisme. Mais, peu de temps après, surviennent de nouvelles directives européennes et nationales en matière de développement durable. Cette fois un emploi en CDI est créé : Yolande devra veiller à l'application de ces nouvelles normes non seulement sur les chantiers de rénovation ou de construction mais dans toutes les activités de l'organisation.


De nouvelles questions commencent à être abordées :

Et si les imprimantes étaient toutes configurées d'office en recto-verso ?
Et si les espaces d'accueil étaient éclairés par des vitres qui laissent pénétrer la lumière naturelle et isolent thermiquement ?
Et si des SAS d'entrée venaient diminuer les pertes de chaleur ?
Et si le choix des peintures portait sur des qualités moins polluantes du point de vue de leurs émanations ?
On peut encore citer l'incitation des salariés au covoiturage ou le tri sélectif des déchets, pour le papier en particulier. Bien d'autres exemples concrets changent alors le rapport au monde et aux choses.


A la même période apparaissent un peu partout les « AGENDA 21 » : « agir pour le 21ème siècle ». Programmes d'action collective, ils évaluent et mettent en place des plans d'action concrets.

Non seulement la préservation
de l'environnement mais aussi
le progrès économique
et la justice sociale. 


Les collectivités qui les adoptent prennent conscience peu à peu qu'une approche « Développement durable » noue des enjeux plus larges : non seulement la préservation de l'environnement mais aussi le progrès économique et la justice sociale - alors que le premier volet occulte souvent les deux suivants.


Ce n'est donc peut être pas un hasard si on peut compter depuis cinq années, de plus en plus de référents Développement durable dans les grandes administrations et entreprises. De l'idée au vécu, des décideurs s'engagent et ça se voit. Même s'il reste beaucoup à faire pour passer partout des grandes déclarations à une mise en œuvre généralisée.

Sophie

   

Echos des diocèses

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Dioceses-Boulaur

 


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