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un secret dévoilé. Annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-ChristUn événement au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer est survenu il y a deux mille ans dans un coin du Moyen-Orient. Un événement qui a bouleversé l'histoire de l'humanité quelle que soit notre manière de nous situer par rapport à lui.
A l'aube de Pâques, celui qui avait été jugé, condamné et mis à mort sur une croix, considéré par les uns comme un sage ou un prophète, ou bien un imposteur et blasphémateur pour les autres, est « Ressuscité ». DIEU lui a donné de traverser la mort et reparaître vivant à jamais, confirmant ainsi que toute sa vie pleine de bonté, au service désintéressé des autres, en particulier des exclus rejetés par la société de son temps, n'aboutissait pas au néant mais au contraire surgissait en vie en abondance, en vie éternelle. « Les Juifs demandent des
signes, et les Grecs recherchent la sagesse; mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu ». (1ere Lettre aux Corinthiens, chap. 1, 22-24) Ainsi, non seulement cet homme Juif de Galilée, se révélait comme étant Celui qui était attendu depuis toujours, le Messie (« Christ » en grec), mais toute sa vie se voyait confirmée par la Résurrection comme étant « chemin, vérité et vie ». Il se révélait même, bien au-delà de toutes les espérances, selon les paroles du prophète Isaïe, comme étant « DIEU avec nous » (Isaïe chap.7,14). Que Celui qui est à la source de la vie et de l'univers ait pu prendre chair dans notre humanité, personne n'aurait pu l'imaginer ! OUI, cela semble impossible à la pensée humaine, mais si nous prenons le temps de considérer la profondeur de ce mystère, en laissant juste entre-ouverte un court instant la possibilité que cet événement soit vrai..., surgit alors en nous une joie infinie. Et si, il nous est donné en plus, de rencontrer Celui qui est vivant pour toujours, Jésus-Christ, alors rien ni personne ne peut empêcher ce débordement qui nous entraîne à annoncer à tous cette Bonne Nouvelle. C'est cette expérience qui a poussé les premiers Apôtres à partir sur les routes annoncer l'Evangile de Jésus (« Bonne Nouvelle » se dit en grec ancien : « evangelion » - Evangile) aux quatre coins du monde.
Que signifie annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ ? Comment annoncer un tel événement ? Saint Paul, qui se présente comme « serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu » (Lettre aux chrétiens de Rome chap. 1,1) nous en parle.
Frédéric, jésuite Pas à pas, à votre rythmePour aller au coeur de la Bible avec le défi de ce mois nous vous proposons un itinéraire. Prenez le temps d'écouter, de voir, de goûter. Ne vous précipitez pas au pas suivant, attendez quelques jours comme un cadeau à recevoir."Ce n'est pas d'en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l'âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement" Exercices Spirituels (2).
1er pas1er Pas - Présence d'Evangile
« Notre annonce de l'Evangile chez vous n'a pas été seulement discours, mais puissance, action de l'Esprit Saint, et merveilleux accomplissement » (1ère Lettre aux chrétiens de Thessalonique, chap.1,5)
La première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens est l'écrit chrétien le plus ancien que nous ayons conservé. Il date des années 50, seulement une vingtaine d'années après la mort et résurrection de Jésus ! Paul serait le seul à avoir écrit avant l'an 60, date où il arrive à Rome comme prisonnier pour être jugé par l'empereur. En comparaison les évangiles seraient de quinze à trente ans postérieurs. Dans ce premier écrit saint Paul nous fait découvrir ce que signifie « annoncer l'Evangile » : « Notre annonce de l'Evangile n'a pas été seulement discours ». Paul, l'Apôtre, engage toute son existence dans cette annonce à travers bien des luttes et des épreuves. Il livre sa propre vie jusqu'au point que celle-ci rende un témoignage vivant à l'Evangile. A la manière de Jésus, en suivant son chemin, dans une grande cohérence entre ses paroles et ses actes, il donne à voir dans sa vie la Bonne Nouvelle, la tendresse de DIEU pour l'humanité. « L'amour doit se mettre dans les actes plus que dans les paroles » dit saint Ignace.
2ème pas2ème pas - Livrer sa vie « Dieu nous ayant éprouvés pour nous confier l'Évangile, nous prêchons en conséquence; nous ne cherchons pas à plaire aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs. C'est ainsi que jamais nous n'avons eu de paroles flatteuses, vous le savez, jamais d'arrière-pensée de profit, Dieu en est témoin, et jamais nous n'avons recherché d'honneurs auprès des hommes, ni chez vous, ni chez d'autres, alors que nous aurions pu nous imposer, en qualité d'apôtres du Christ ». (1ère Lettre aux chrétiens de Thessalonique, chap.2,4-7)
Saint Paul vit une profonde cohérence entre ce qu'il annonce et la manière de l'annoncer. Pour lui, la « transmission de la foi » est avant tout une « livraison ». Il livre sa propre vie, dans le refus de la flatterie, de l'arrière pensée de profit, de la recherche des honneurs, jusqu'au don de lui-même à la manière du Christ :
« la nuit où le Seigneur fut livré, il prit du pain : ceci est mon corps pour vous ».
C'est à travers toute sa vie que Paul a cherché à témoigner de l'Evangile : « Vous êtes témoins, et Dieu aussi, que nous nous sommes conduits envers vous, les croyants, de manière sainte, juste, irréprochable » (1Th 2,10).
3ème pas3ème pas - Engendrer à la vie du Christ « (...) nous avons été au milieu de vous pleins de douceur, comme une mère réchauffe sur son sein les enfants qu'elle nourrit. Nous avions pour vous une telle affection que nous étions prêts à vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais même notre propre vie, tant vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues: c'est en travaillant nuit et jour, pour n'être à la charge d'aucun de vous, que nous vous avons annoncé l'Évangile de Dieu. (...) Et vous le savez: traitant chacun de vous comme un père ses enfants,
nous vous avons exhortés, encouragés et adjurés de vous conduire d'une manière digne de Dieu qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire ». (1ère Lettre aux chrétiens de Thessalonique, chap.2,7-12) Remarquez ce que signifie ici annoncer l'Evangile pour saint Paul. Il précise qu'il était prêt à donner non seulement l'Evangile de Dieu, mais sa propre vie, « comme une mère » « comme un père ». Paul a cherché avant tout à engendrer d'autres à la vie du Christ. C'est à travers toute sa vie, ses paroles et ses actes, qu'il cherche à aider d'autres auditeurs de la Parole à naître à une vie nouvelle, celle de l'Evangile. Mais même le don de soi ne garantit pas que d'autres puissent faire cette expérience. Car c'est l'action de l'Esprit qui engendre le croyant et l'accueil de ce don par quelqu'un.
C'est l'Esprit qui, dans l'écoute de la parole, engendre : « quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l'avez accueillie, non comme une parole d'homme, mais comme ce qu'elle est réellement, la parole de Dieu, qui est aussi à l'œuvre en vous, les croyants » (1Th 2,13). Cette expérience est toujours insaisissable, non programmable, car don de l'Esprit. Ce qui nous revient c'est d'aider les autres à disposer leur cœur à l'écoute de l'Evangile pour que cet événement unique puisse advenir.
Pour aller plus loin :
« Le Seigneur nous a envoyé évangéliser les hommes. Mais as-tu déjà réfléchi à ce que c'est qu'évangéliser les hommes ? Evangéliser un homme, vois-tu, c'est lui dire : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu'il sente et découvre qu'il y a en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu'il pensait, et qu'il s'éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C'est cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu'en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d'estime profondes » Eloi Leclerc, Sagesse d'un pauvre, Desclée de Brouwer
La Résurrection nous concerne-t-elle ?
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